Chapitre VII Comment Coquebin et ses compagnons subirent une tempête et un crash aérien

Il y eut d’abord une première secousse, sûrement due à un coup de vent, comme souvent quand on survole l’Océan Indien. Coquebin jeta un regard par le hublot afin de se rassurer. De gros, grands et denses nuages, noirs comme le charbon flottaient lourdement au-dessus de l’océan. Mais, pour paraphraser son précepteur, « tout était pour le mieux car tout a un dessein ». Le bébé qui s’était enfin endormi se remit à pleurer, ce qui dramatisa la situation. La mère, assise sur la première rangée, serra la main de son fils aîné. Celui-ci posa un regard compréhensif sur le bébé. La panique s’installa dans l’avion. Ingénua, prise de frayeur, tremblante, fut réconfortée par son amant et Nistha. De chaleureuses paroles la rassurèrent ; elle s’apaisa enfin. Puis il y eut une seconde secousse, mais cette fois elle fut si violente qu’Ingénua s’évanouit immédiatement.

« Pourquoi, pour faire le bien général, faut-il vivre tant de malheurs? Si Damascios était là, il aurait su me répondre, remarqua Coquebin.

– Mais rappelle-toi, comme le disait ton sage, pour trouver le bonheur, le malheur est un des chemins à prendre, répondit Nistha.

Soudain, un réacteur prit feu. Il y eut une terrible explosion. La partie arrière de l’avion se sépara et emporta une grande partie des voyageurs avec elle. La mère du premier rang dut lâcher la main de son fils et disparut. Le siège du fils fut aspiré. Tout comme les pleurs du bébé d’ailleurs. Coquebin observait le spectacle avec effroi. Nistha à son tour s’envola. C’est avec épouvante que les derniers à bord virent le second réacteur prendre feu. Une femme hurla, un enfant cria, Coquebin disparut et flotta dans les airs, avec mes valises qui s’ouvrirent : des habits virevoltaient entre le gris du ciel et le bleu de l’océan. Cette scène était digne d’un film de Steven Spielberg. Coquebin fit un terrible plongeon dans l’Océan et lorsqu’il remonta à la surface, entre les corps flottant et les quelques survivants, sa première pensée fut pour Ingénua. Il l’appela de toutes ses forces, mais son cri fut étouffé par les vagues déferlant sur les débris de l’avion. Atteignant heureusement une planche de bois, il ferma les yeux et malgré ses larmes, il se dit que dans ce meilleur des mondes, sa bien aimée lui reviendrait peut-être.

(Chapitre écrit par Anouk, Maelys et Neil)

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