Chapitre I Comment Coquebin fut élevé dans un beau château et comment il fut chassé d’icelui.

Il était une fois dans le plus beau car seul château de Syrakie un jeune homme nommé Coquebin, qui menait la plus douce et la plus agréable des vies possibles. C’était un jeune homme très simple, qui croyait dur comme fer à tout ce qu’on lui racontait, plus particulièrement lorsqu’il s’agissait des discours de son précepteur bien aimé Damascios.

Damascios, en plus d’être le précepteur de Coquebin, était le sage de cette contrée et ses conseils étaient appliqués avant d’être formulées . Notre Damascios avait une vision toute particulière du bonheur et du domaine du parfait. Lorsque le Président Chabar Adass lui demandait ce qu’il pensait du château, il s’empressait de répondre que c’était le plus parfait des palais, car il avait une porte et des fenêtres. Lorsque, un peu plus tard, il lui demandait ce qu’il pensait de lui, Damascios répondait précipitamment  qu’il devait être l’homme le plus riche du monde, car sa voiture avait quatre roues et un coffre . À chaque invité qui entrait dans le château, il expliquait longuement comment la nature avait créé le bois pour faire les meubles de ce pays, et dont les plus beaux se trouvaient dans le château de monseigneur. Le président était satisfait de son achat, et conseillait le fameux site « adopteunprecepteur.com » à toute la Cour. La vision du bonheur du sage était qu’il n’y avait point d’effet sans cause et que l’on vivait dans le meilleur des mondes possibles.

Chabar Adass était marié depuis longtemps à une femme qu’il n’avait  jamais aimée, car il n’avait jamais pu aimer qui que ce soit d’autre que lui-même. Mais Damascios lui répétait combien l’amour pouvait faire le bonheur. Et Monsieur le président s’aimant beaucoup, il ne pouvait être que très heureux .

Il naquit tout de même de leur union, à force de quelques leçons de physique expérimentale, un petit garçon qu’ils nommèrent Coquebin, et une jeune fille, la Princesse Soltana. Celle-ci avait l’habitude de s’entourer de jeunes servantes radieuses et très agréables à regarder. Coquebin n’était d’ailleurs pas indifférent aux charmes de la jolie Ingénua, dame de compagnie de sa sœur ; et cette attirance était, d’après les bruits qui couraient au château, réciproque.

Un beau jour, alors que la vie suivait son cours, on entendit un sifflement strident et on vit un magnifique obus d’une couleur argentée fendre le joli ciel bleu. Le plus beau château de Syrakie disparut en un instant, dans la plus bruyante et la plus spectaculaire explosion jamais vue sur la terre .

(Chapitre écrit par Marie-Camille, Nathan et Noé)

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