La recette philosophique de Robinson

Empoignez une feuille blanche,

Qui vous servira de planche.

Réfléchissez au sort du monde,

Exhumez vos idées profondes.

Ouvrez votre cerveau fécond,

Sans vous blesser d’aucune façon.

(…)

Il vous faut d’abord un moule.

Tapissez-le d’une grande idée,

Qui de votre pensée coule,

Et qui vous reflète tout entier,

Une doctrine que vous voudriez

Au peuple faire assimiler.

 

En premier, jetez l’histoire,

Histoire à l’arôme de conte,

Qui ravira votre auditoire,

Et qui à Perrault fera honte.

(…)

 

Ajoutez alors des voyages,

Aventures épiques et sauvages,

A travers montagnes, villes et mers,

Où le ciel bleu côtoie le tonnerre.

Toutes ces aventures suivent le plan,

De montrer les maux de notre temps.

(…)

 

Des personnages satiriques,

Une tonalité ironique,

Des traits d’esprit, des calembours

Et une belle histoire d’amour.

 

Saupoudrez d’énumérations,

D’hyperboles et d’atténuations.

Prenez le tout, mélangez bien

Pour que cela ne fasse plus qu’un.

Mettez au four votre gâteau

Reposez-vous entre deux strophes,

Car ce n’est pas de tout repos,

D’être un cuisinier philosophe.

 

 

 

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